Pratique
Bien préparer ses cartons et emballages avant l’enlèvement
Dix minutes de préparation valent souvent un passage de moins, et un lot sauvé du refus. Les bons gestes, matière par matière, et ce qu'il faut prévoir pour le jour de l'enlèvement.
Pourquoi ça compte
Un carton monté, c'est surtout de l'air. Aplati, il pèse autant mais prend trois à quatre fois moins de place. Or c'est la place qui remplit le camion, et donc le nombre de passages.
La préparation joue aussi sur la qualité : un lot sec et propre part en recyclage, un lot mouillé ou mélangé risque le refus. Ce sont les deux parties du prix sur lesquelles vous avez la main. Comment se construit le prix.
Les cartons
- Videz-les entièrement.
- Retirez le calage : polystyrène, coussins d'air, films.
- Ouvrez les fonds et aplatissez. Trois secondes par carton, le geste qui rapporte le plus.
- Empilez à plat, dans le même sens, sur palette si possible.
- Gardez-les au sec. La règle d'or sous notre climat.
Étiquettes et adhésif peuvent rester : la papeterie sait les éliminer. Agrafes en masse et cerclages métalliques, non. Et si un carton a pris l'eau, mettez-le de côté plutôt que de le glisser dans la pile.
Les plastiques
Les films (étirable, housses, sachets) : dans un sac transparent, bien tassé, secs et propres, séparés des autres plastiques. Le sac transparent permet de contrôler le contenu sans l'ouvrir.
Les rigides (bouteilles, bidons, caisses) : vidés et égouttés, sans rinçage abondant. Ne les compactez pas en cas de doute : le tri optique les reconnaît mieux entiers.
Gardez les deux familles à part : films et rigides ne partent pas vers les mêmes repreneurs.
Ce qu'il ne faut jamais mélanger
Un seul intrus peut déclasser tout un lot. Ces déchets-là ont leur propre circuit, jamais celui de vos emballages :
- Cartons gras ou souillés : pizza, poisson, huile.
- Restes alimentaires.
- Polystyrène expansé, qui part à part.
- Déchets dangereux : produits chimiques, aérosols, piles, néons.
- EPI usagés, chiffons souillés.
- Verre : un bris dans une balle de carton est dangereux au tri.
Stocker en attendant
Entre deux passages, vos emballages doivent rester secs, en sécurité et faciles à charger :
- À l'abri de la pluie : auvent, bâche ou local. Une averse suffit à déclasser une palette.
- Loin des issues de secours et des tableaux électriques : le carton brûle.
- Sans gêner la circulation des personnes et des livraisons.
- Pas plus haut qu'une personne, et jamais tassé au pied.
Si la place manque, c'est souvent le signe qu'un passage plus fréquent coûterait moins cher que la surface occupée.
Le jour de l'enlèvement
Le reste est notre affaire : chargement, pesée, tri, exutoire et documents. Vous recevez le document de collecte à la fin du passage.
Questions fréquentes
Faut-il aplatir les cartons ?
Oui, c'est le geste le plus rentable : un carton aplati prend trois à quatre fois moins de place, donc moins de passages.
Faut-il retirer le scotch et les étiquettes ?
Non. En revanche, retirez agrafes et cerclages métalliques.
Faut-il rincer les emballages plastiques ?
Non, il suffit de les vider et de les laisser s'égoutter.
Que faire du polystyrène de calage ?
Le séparer du carton et le signaler dans votre demande : sa filière est distincte.
Un carton mouillé est-il encore collecté ?
Oui, mais il risque d'être refusé en recyclage et de partir vers un traitement plus cher. Mieux vaut le mettre de côté et nous le signaler.
Prêt pour un premier enlèvement ?
Dites-nous ce que vous avez et où vous êtes : nous fixons une date et un point de retrait.